E Kiermeskuch, wann ech gelift !

Ah les kermesses d’écoles… La saison s’approche vite, et avec elle l’éternelle question de « Quel gâteau vais-je bien pouvoir apporter ? » Car les gâteaux des kermesses sont ce que les pommes d’amour sont aux fêtes foraines, un incontournable, à cela près que ce sont les parents (et le plus souvent les mamans) qui sont mis à contribution pour fournir l’appétissant buffet.

A ce dilemme, les luxembourgeois ont trouvé LA solution. Le Kiermeskuch, comme son nom l’indique, n’est rien d’autre que…un gâteau de kermesse ! Et pas n’importe lequel ; on est loin des gâteaux au chocolat préparés au retour du boulot, entre le bain et le coucher des enfants. Le Kiermeskuch demande du temps, certes, mais il est facile à préparer si on respecte les fondamentaux. Point de vue goût, c’est une espèce de brioche aux raisins secs, très gourmande, et légère comme un nuage. Pour tout vous dire, il est tellement bon qu’il n’aura peut-être même pas le temps d’atteindre la kermesse !

A coup sûr, vous serez le plus cool des parents !


Pour 2 Kiermeskuchen (ou un gros préparé dans un moule à brioche)
Temps nécessaire : 3 heures
Coût :

Matériel :

1 grand saladier (genre cul de poule)
1 grand bol (ou une petite terrine ; c’est pour mélanger les œufs et le sucre !)
1 tamis (facultatif)
1 balance de cuisine
1 petit bol (pour les raisins)
1 verre doseur
1 fouet électrique (facultatif)
1 passoire
1 pinceau de cuisine
1 moule à brioche, ou 2 moules à savarin (en forme de couronne)

Le Kiermeskuch est traditionnellement en forme de couronne, c’est pourquoi le moule à savarin est le plus indiqué. Cela dit, même si cela peut paraître criminel aux plus puristes d’entre nous, un moule à kouglof peut aussi très bien faire l’affaire, ou encore un moule à gâteau des anges. Personnellement, j’ai décidé de couper la poire en deux en utilisant un moule à savarin et un moule à cake. Le compromis entre la tradition et le XXIe siècle 🙂

Après, je dois admettre avoir employé mon super robot pâtissier Kenwood Chef Titanium (Bocuse de son petit nom) pour préparer cette recette. Le crochet permet de faire la préparation beaucoup plus vite, mais il vaut mieux en ce cas être équipé d’une corne de pâtissier, parce que rien ne remplace la main humaine 🙂 La mienne m’a coûté 1 € à Auchan, et elle m’a changé la vie !
J’ai reçu le robot à Noël, et il a changé ma vie ! J’adore pétrir à la main, mais le résultat est vraiment supérieur à tout ce que j’ai préparé jusqu’alors 🙂


Ingrédients :

1 cube de levure fraîche de boulanger (au Luxembourg, un cube fait 42 grammes) ou 20 grammes de levure sèche (si besoin, à légèrement diluer dans de l’eau tiède, selon les instructions du paquet).
500 grammes de farine + environ 4 cuillères à soupe
3 œufs + 1 pour dorer avant cuisson
80 grammes de sucre en poudre + 1 cuillère à soupe
20 cL de lait tiède
125 grammes de beurre (à température ambiante)
200 grammes de raisins secs (pour des enfants très gourmands, les raisins secs peuvent être remplacés par des pépites de chocolat)
2 cuillères à soupe de rhum brun (facultatif, à évidemment éviter si vous apportez ce gâteau à une kermesse)


Préparation :

  • Avant toute chose, mélangez dans un bol environ 6 cuillères à soupe d’eau tiède et vos deux cuillerées de rhum brun.
  • Déposez vos raisins secs dans le bol. Ils vont gentiment macérer, prendre le goût du rhum, et même un petit peu gonfler.
  • Pesez et tamisez la farine dans le plus grand des saladiers (ou dans mon cas, la cuve du robot). L’étape du tamis n’est pas essentielle, mais elle permet d’avoir une farine plus fine, et moins de grumeaux 🙂
  • Creusez un puits au milieu de la farine. Essayez de le faire assez profond, il devra contenir beaucoup de choses (on en parle plus bas)
  • Émiettez-y votre levure fraîche, ou déposez la levure lyophilisée. Rajoutez une cuillère à soupe de sucre. Si le sel a la propriété d’annuler les effets de la levure, le sucre, lui, a l’effet inverse ! Cette petite quantité va booster l’effet levant de votre pâte.
    Rajoutez trois cuillères à soupe de lait tiède. Il est possible que le lait déborde un peu du puits. Ce n’est pas grave, tant qu’il en reste dedans ! Et surtout, ne remuez pas, ce n’est pas encore le moment !!
    Laissez reposer le tout pendant 15 minutes. La levure va s’activer au contact du lait tiède et du sucre. Elle sera super efficace pour votre Kiermeskuch !
  • Pendant que la levure travaille gentiment, cassez les œufs dans un bol à part. Rajoutez le sucre, et fouettez à l’aide du fouet électrique ou d’un fouet à main. L’idée est d’avoir un mélange blanc et mousseux. C’est faisable en 10 minutes au fouet à main, mais le fouet électrique divise le temps au moins par trois (et oui, ce jour-là j’étais paresseuse^^)
    Une fois les 15 minutes passées, rajoutez votre mélange œufs/sucre au-dessus de la farine et de la levure. Si vous pétrissez à la main, commencez à pétrir à l’aide d’une cuillère ou de la corne. Si vous avez la chance de disposer d’un robot pâtissier, commencez à pétrir à vitesse lente.
  • Tout en pétrissant, rajoutez progressivement le reste du lait, le sel, et le beurre. La pâte doit progressivement devenir assez souple, tout en étant assez ferme pour pouvoir se manipuler. Et bien sûr, pas de grumeaux 🙂

Souple…mais manipulable !

Si votre beurre est encore trop dur pour être incorporé, passez-le quelques secondes au micro-ondes. Je déconseille en revanche le beurre fondu ; c’est ce qui m’est arrivé (par accident, je suis en conflit avec mon micro-ondes). Résultat, non seulement il était super difficile à incorporer (la pâte glissait sur les bords de la cuve à grands coups de « floutch », j’ai dû alterner robot/pétrissage à la corne pendant au moins 10 minutes), mais en plus ma pâte a été trop liquide pendant un instant, j’ai dû patienter quelques minutes avant de passer à l’étape suivante…

  • Une fois votre pâte bien pétrie, égouttez vos raisins secs.
  • Rajoutez les raisins à la préparation. Pétrissez encore quelques minutes afin de bien répartir les raisins dans la préparation.
    Couvrez d’un torchon propre, et laissez lever pendant 20 minutes dans un endroit tiède.
  • Une fois ce temps écoulez, redonnez quelques coups de pétrissage afin de « réveiller » la pâte.
  • Beurrez et farinez généreusement votre moule (ou vos moules, tout dépend de votre choix, comme mentionné plus haut).

  • Déposez votre pâte à Kiermeskuch dans le moule ; elle doit normalement être très souple, mais suffisamment compacte pour pouvoir se manipuler à la main. Si, pour raison quelconque, la pâte est trop liquide pour être manipulée (mauvais signe, mais on ne va pas s’arrêter là), vous pouvez la verser directement dans le moule, ou encore lui imposer un petit stage de 15 minutes au réfrigérateur, pour la « renforcer » un peu.
    Une fois la pâte dans le moule, laissez encore lever 20 minutes dans un endroit tiède.
  • Préchauffez le four à 190°C, si possible en chaleur tournante.
  • Passé ces 20 minutes, battez le dernier œuf dans un petit bol. A l’aide du pinceau, badigeonnez la surface du gâteau.
  • Avec la pointe d’un couteau, tracez des entailles régulières à la surface de votre Kiermeskuch. Elles vont l’aider à lever 🙂

  • Enfournez le Kiermeskuch, et laissez cuire 50 minutes.
  • Une fois ce temps écoulé, le Kiermeskuch doit avoir prix une belle couleur brune. Sa surface doit être lisse et brillante, et la pointe d’un couteau enfoncée à l’intérieur doit ressortir sèche. Si toutes les conditions sont remplies, bonne nouvelle, c’est prêt !
  • Démoulez votre Kiermeskuch, si possible sur une grille, et laissez-le refroidir (l’opération doit normalement se faire facilement si le moule a été correctement beurré et fariné).

Sans attacher !

J’ai dégusté mon Kiermeskuch en famille, tiède, avec une confiture orange-citron préparée quelques semaines plus tôt (parce que oui, j’ai fait mon Kiermeskuch en janvier, et les agrumes étaient de saison). Le deuxième a été apporté à mes collègues, et ils n’en ont fait qu’une bouchée ! Ils ont surtout apprécié le côté peu sucré du gâteau (beaucoup moins que les brioches du commerce) et la possibilité de le déguster avec la garniture de leur choix.

Et puis c’est léger ! Le Kiermeskuch est certes un gâteau de kermesse, mais il est également excellent dégusté au petit déjeuner, accompagné d’une tasse de thé, ou au goûter avec un verre de jus de fruits. Été comme hiver !

Alors si vous manquez d’idées pour être la plus cool des Mamans de la kermesse, pensez au Kiermeskuch 😉

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