Ma galère du Noël culinaire (1/2)

Tout d’abord, une excellente année à tous ! Pardon pour le vide intersidéral de ces dernières semaines, mais j’ai vraiment eu un emploi du temps épouvantable. Entre les cours de luxembourgeois, le boulot, les cadeaux à faire, les préparations, bref, pas la moindre minute pour écrire un billet. Et puis il a fallu faire les préparations des fêtes, et croyez-moi, ce fut sportif !

Donc, malheureusement, pas de recette aujourd’hui, mais un petit récit de mes galères culinaires des festivités passées. En deux chapitres, et croyez-le, c’est loin d’être superflu. J’ai cru que j’allais jeter mon tablier par la fenêtre et ne plus jamais m’approcher de la cuisine !

Objectif de la dernière semaine de l’année : s’en sortir sans faire exploser la ville. Purée c’est pas gagné…

Les fêtes, c’est super cool ; on se retrouve en famille, on mange, on engraisse, on discute, et pour moi, c’est une super occasion de faire plein de cuisine. J’adore les beaux gâteaux super caloriques, mais aussi, les grands plats salés. Alors chaque année, je me colle au dessert du réveillon, celui du jour de Noël, au foie gras, et je découpe la pintade !! Et en plus, je fais quelques douceurs.

J’aurais dû me douter que quelque chose allait foirer. Tout a commencé le mercredi 20 décembre…

Chapitre Premier : Les orangettes

Premier jour de mes vacances, j’ai bien dormi, je suis libre…Je viens de finir de confire des zestes, c’est parti pour des orangettes !!

En soi, ce n’est pas très compliqué ; ce sont des oranges confites trempées dans du chocolat. Les oranges confites, aucun souci. Le seul problème vient du tempérage du chocolat, autrement dit de sa courbe de température pour l’avoir bien brillant. Je le rate assez souvent, la faute au manque d’exercice et à un thermomètre sonde assez peu pratique pour les petites quantités. Mais là, miracle ! ça s’est bien passé. Je commence donc à tremper…

Les premières orangettes, pas de problème. J’ai pu entièrement les recouvrir, elles étaient bien lisses,  brillantes, bref, du beau boulot. Oui, mais les dernières, on en parle ? Non seulement j’ai fini par manquer de chocolat, au point de ne plus tremper que la moitié de mes morceaux d’oranges, mais en plus, il blanchit au séchage !! J’étais dé-pi-tée !

En fait, le problème a été de garder le chocolat à température après tempérage. Il était trop proche de la source de chaleur, et a trop chauffé… résultat, le beurre de cacao s’est séparé du reste de la préparation. Mes orangettes sont pour la plupart pas brillantes du tout, et avec une petite pellicule blanche sur le dessus. Un beau raté… Moralité, il faut travailler vite pour faire bien ! (mais pas n’importe comment non plus, autrement ce serait trop facile !)

Cela dit j’ai eu de la chance dans mon malheur ; les dégâts sont finalement assez minimes, les orangettes sont mangeables (et c’est encore meilleur quand c’est fait maison), le chocolat est craquant, la famille apprécie (en fait ils adorent, mais comme ils sont mes premiers fans, je relativise un peu). Ouf, les meubles sont sauvés !!!

Finalement, ce n’est peut-être qu’une galère isolée ?

Chapitre Deuxième : Les pâtes de fruits

J’ai pour habitude de faire pas mal de confiseries pour les Fêtes. Cette année, j’ai envoyé quelques colis à ma famille et mes amis, contenant des sablés (pour lesquels tout s’est bien passé malgré ma poisse ! On ouvre le champagne !!) et des pâtes de fruits.

Premières pâtes de fruits de ma vie, je me dis que ça va aller quand même… Après tout il faut une première fois à tout non ? Alors j’ai décidé d’en faire aux mandarines. Et il a fallu lever les suprêmes. En soi ce n’est pas compliqué, je l’ai déjà fait pour les oranges, et les mandarines ne sont pas beaucoup plus compliquées. SAUF que…pour faire plus d’un kilo de pâtes de mandarines, il m’a fallu 800 grammes de fruits. Donc une quinzaine de mandarines. Donc 30 minutes à éplucher, avoir les mains poisseuses, bref, c’était pas joli à voir. Mais pas une galère à proprement parler.

Donc jusque là tout va bien…Je rajoute le sucre, la pectine, ça cuit parfaitement selon la recette, je verse dans le cadre, ça sèche toute une nuit. En somme, j’ai respecté les instructions à la lettre !!

Le lendemain, je découpe le tout en carré, je roule dans le sucre, j’emballe une partie…et j’envoie mon colis. Et quand je reviens deux heures plus tard, les pâtes de fruits restantes ont bu tout le sucre !

Imaginez ma panique ; mon colis est déjà envoyé, les pâtes de fruits n’ont manifestement pas assez séché, et je ne peux rien faire !! Celles qui sont restées chez moi sont parties illico au frais, et trois jours plus tard, c’était bon ! Mais pour celles du colis, j’ai passé cinq jours à croiser les doigts pour qu’elles arrivent en bon état…

En y réfléchissant un peu, je pense que je n’avais pas mis assez de pectine. J’avais un peu trop de fruits par rapport à la quantité de la recette, et je n’avais « que » cinq sachets et demi.

0de pectine. Ce n’était apparemment pas suffisant, ce qui fait que le temps de séchage a été au moins multiplié par trois. Heureusement, l’histoire s’est là aussi bien finie !! Les pâtes de fruits sont arrivées à bon port, en bon état, et surtout, la pâte de mandarine, c’est de la bombe !! Je ne peux que vous recommander d’en préparer, parce que vraiment…wahou !! ça change de celle du commerce, c’est goûteux, le parfum explose dans la bouche, un vrai miracle.

Deux galères, c’est peut-être suffisant non ?

Chapitre Troisième : Les marrons glacés

Evidemment que non !! J’ai eu l’idée lumineuse de tenter des marrons glacés. J’adore ça, mais je n’en ai pas trouvé chez le moindre chocolatier du Luxembourg !! ça doit sûrement exister, mais je n’ai manifestement pas trouvé la bonne adresse. Alors j’ai décidé d’en faire moi-même.

Déjà, c’est mal parti, parce que j’ai décidé d’utiliser des marrons frais. Je n’ai même pas pensé à la solution surgelée (et je ne suis même pas sûre que j’aurais su où la trouver d’ailleurs). Donc déjà, il a fallu les éplucher. Après 20 minutes dans l’eau bouillante, c’était quand même difficile. Je n’ai pas réussi à enlever correctement toutes les peaux, j’ai failli me couper, bref, c’était mal parti.

Spoiler alerte : Ce n’est pas le résultat final

Ma recette de marrons glacés est assez succincte ; elle donnait juste les quantités pour faire le sirop de sucre, les instructions de cuisson (5 minutes d’ébullition par jour pendant six jours), et la sage recommandation « attention à ce que le sirop ne se transforme pas en caramel ». Sans dire, évidemment, comment éviter ledit effet caramel…

…Devinez qui a dû frotter la casserole ? Gagné, c’est bibi ! Et je n’ai même pas eu l’effet marrons glacés que je voulais. Un ratage total ! Le seul point positif, c’est que les marrons sont cuits, et bien cuits. Ils dorment à présent dans mon congélateur, dans l’attente d’une recette pour les utiliser (et je compte sur le fidèle cahier de mon arrière grand-mère pour m’aider).

Pour conclure, comme vous pouvez le constater, j’ai pas mal galéré. Et ce n’est pas fini ! La semaine prochaine, place au récit épique de la confection des bûches, du foie gras, et une petite histoire d’invité surprise…

Alors je vous souhaite à tous une bonne reprise (pour moi c’est déjà fait depuis deux jours :/), une très joyeuse fête de l’Epiphanie, tout plein de galettes, et à la semaine prochaine !!

 

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janvier 6, 2018

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